De nombreux rapports d'incidents ont été publiés récemment concernant des "attaques web". Le Cert-IST a analysé plusieurs sites infectés. Il en ressort que ces attaques sont de deux types :
Les premières attaques qui sont apparues semblent être dûes à des vulnérabilités de type "injection de code SQL" . Elles ont infecté plusieurs sites web (Computer Associates notamment). La presse a annoncé un chiffre de 10 000 sites infectés, mais nous n'avons pas d'élément permettant de confirmer ce chiffre. Les sites infectés sont ensuite modifiés par l'attaquant pour forcer les internautes qui les visitent à exécuter un fichier JavaScript malicieux (hébergé par des sites tiers comme le site "uc8010.com").
Nota : - Le nom de "Mass SQL injection" est le plus souvent donné à cette attaque.
- Nous vous avons signalé cette attaque pour la permière fois, le 10 janvier, dans le hub de gestion de crise intitulé "Vulnérabilités RealPlayer et exploitation", parce qu'un exploit pour RealPlayer est utilisé par ces sites infectés.
La deuxième vague d'attaques touche un nombre de sites plus limité (et non chiffré actuellement). Certaines sources émettent l'hypothèse que l'infection pourrait être due à une nouvelle vulnérabilité dans l'outil "Cpanel" (attaque de type "0day") mais aucun fait technique ne confirme actuellement cette hypothèse. Les sites infectés sont ensuite modifiés par l'attaquant pour forcer les internautes qui visitent le site à exécuter un fichier JavaScript malicieux. Contrairement à la première vague d'attaque, le nom du fichier JavaScript malicieux est aléatoire (il a un format du type "xxxxx.js", mais la chaine "xxxxx" change à chaque visite du site web) .
Nota : - Le nom de "Hello Word" est le plus souvent donné à cette attaque parce que certains des sites infectés affichent le message "Hello Word" lorsqu'un visiteur se fait piéger.
Dans les deux cas, les Javascript malicieux essayent d'infecter le poste du visiteur en utilisant une série de vulnérabilités déjà connues (pour lesquelles il existe des correctifs) dans Internet Explorer et dans le système d'exploitation Windows.
Nota : Ces attaques ne sont pas sans rappeler celles survenues en juin 2007 (dans le monde et plus particulièrement en Italie), liées à l'utilisation d'un outil "commercial" de piratage nommé "MPack". Pour rappel, ce logiciel permet de lancer une panoplie d'attaques vers le poste des utilisateurs se connectant (généralement à leur insu) sur un serveur web malveillant (exécutant l'application "MPack"). |